La majorité de droite veut paralyser l’Etat

Le virage à droite du parlement lors des élections fédérales de 2015 se manifeste tout particulièrement à l’occasion des débats budgétaires : l’on se montre généreux envers l’armée, l’agriculture ou les routes et l’on économise dans les domaines du social, de la coopération internationale et du service public. Le projet de budget 2018 de la Commission des finances du Conseil national (CDF-N) s’inscrit parfaitement dans cette logique : des coupes sont prévues dans les domaines de la solidarité internationale, des transports publics, de la culture ainsi que du personnel de la Confédération. Continuer

La majorité de droite veut paralyser l’Etat

Le virage à droite du parlement lors des élections fédérales de 2015 se manifeste tout particulièrement à l’occasion des débats budgétaires : l’on se montre généreux envers l’armée, l’agriculture ou les routes et l’on économise dans les domaines du social, de la coopération internationale et du service public. Le projet de budget 2018 de la Commission des finances du Conseil national (CDF-N) s’inscrit parfaitement dans cette logique : des coupes sont prévues dans les domaines de la solidarité internationale, des transports publics, de la culture ainsi que du personnel de la Confédération. Continuer

Causes de la fuite : une autocritique européenne est urgente

Le «  Groupe de contact pour la Méditerranée centrale » se rencontrera lundi, à Berne, afin de débattre sur les manières de faire face aux mouvements migratoires. Cette conférence est aussi nécessaire que la recherche critique, pour la Suisse et l’Europe, de leur part de responsabilité aux causes de la fuite. Les raisons économiques de celle-ci — exploitation dans le commerce des matières premières, relations commerciales non équitables, drainages de plusieurs milliards par des échappatoires fiscales — émanent d’Europe. Ces situations sont par ailleurs exploitées dans de nombreux pays d’Afrique, par des cliques administratives autoritaires corrompues. La Suisse doit également remettre en question de manière critique la cohérence de sa politique migratoire, fiscale, et économique extérieure. Continuer

NON au luxueux projet surdimensionné de Guy Parmelin

Guy Parmelin, ministre de la Défense, manque totalement sa cible sur la question de l’acquisition de nouveaux avions de combat. Pour rappel, en 2014, la population avait dit NON à l’achat de Gripen, dont les coûts étaient estimés à 3 milliards. Aujourd’hui, Parmelin entend acheter de nouveaux avions et un nouveau système de défense, mais pour la coquette somme de 8 milliards de francs ! Le tout se base sur des scenarii irréalistes, auxquels il convient de rappeler, en toile de fond, que le DDPS et Armasuisse sont déjà terriblement dépassés lorsqu’il est question de petites acquisitions. Continuer

Attention au revers de la médaille

Dans l’euphorie générale de la numérisation, le PS rappelle qu’il ne faut pas oublier les travailleuses et travailleurs, pour qui cette modification économique représente plus de risques que de chances. Bons revenus, emplois sûrs et à durée indéterminée, conditions de travail humaines et une formation de qualité, sont, à l’ère de la numérisation, plus importants que jamais. Les partis bourgeois et les associations économiques ne doivent pas utiliser la numérisation comme un alibi pour imposer toute sorte de démantèlements dans le droit du travail. Continuer

« Paradise papers » : la réponse est l’initiative multinationales responsables

Les recherches sur les «  Paradise papers » laissent entrevoir une image effrayante, empreinte de corruption, de fraudes fiscales et d’exploitation. Une fois de plus, la Suisse se retrouve en plein centre de ce scandale, comme siège de sociétés et comme plaque tournante du commerce des matières premières. Pour Carlo Sommaruga, conseiller national (GE), «  nous ne devons pas être indifférents au fait que des sociétés suisses, telles que Glencore, empochent des milliards en Afrique, alors que la population locale vit dans la pauvreté la plus profonde. » L’initiative pour des multinationales responsables est nécessaire, afin que les entreprises suisses respectent les droits humains et la protection de l’environnement. Continuer

Le plafond de verre se craquelle

La proportion entre hommes et femmes au sein des postes de direction dans le monde économique doit être rééquilibrée. La Commission des affaires juridiques du Conseil national (CAJ-N) a approuvé l’introduction de seuils pour la représentation des genres. Mais ceux-ci sont malheureusement formulés avec beaucoup de retenue et des possibilités de sanction font cruellement défaut, même si le signal envoyé par le monde politique aux milieux économiques est clair : travaillez enfin à plus d’égalité et à des équipes plus équilibrées ! Continuer

La population pourra voter sur un renforcement de la démocratie

Aujourd’hui, la Chancellerie fédérale a officiellement confirmé que l’initiative populaire  » Pour plus de transparence dans le financement de la vie politique » a abouti, et ce avec 109’826 signatures valables. Ainsi, la population pourra bientôt voter pour plus de transparence en politique, et donc pour le renforcement de la démocratie. L’initiative sur la transparence exige que les partis et comités rendent leur financement transparent et publient l’origine des dons supérieurs à 10’000 CHF. Continuer

Le contrôle des armes à feu sauve des vies

Depuis le durcissement de la législation, le nombre de décès par armes à feu a baissé de plus de 50 %, en passant de 450 à 200 cas par année. Le contrôle du nombre d’armes en circulation et la limitation de leur accessibilité augmentent donc considérablement la sécurité de tout un chacun. Il est d’autant plus incompréhensible que la Commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-N) ait refusé l’enregistrement a posteriori des armes à feu non répertoriées à ce jour. Continuer

Maintenir l’âge de la retraite et le niveau des rentes

Malgré le rejet de la «  Prévoyance vieillesse 2020 », le besoin de réforme reste incontestable, afin d’éviter que le système des retraites ne se retrouve financièrement en fâcheuse posture. Il y a donc lieu de saluer les discussions qui s’ouvriront demain entre le Conseil fédéral, les partis et les associations. La position du PS est claire : pas de baisse des rentes, pas d’augmentation de l’âge de la retraite au-delà de 65 ans, pas de hausse de la retraite des femmes sans compensations substantielles. Continuer